Enfant, je me sentais un peu étrangère à mon environnement. Très introvertie, je parlais peu et j’observais le monde, les antennes tournées vers l’extérieur et à l’affût du moindre danger. Ça me permettait de m’adapter aux situations.

Aujourd’hui, j’invite les personnes à tourner leurs antennes vers ce qui se passe en elles, à partir de ce qu’elles vivent au quotidien, pour qu’elles s’autorisent à se respecter dans leurs choix. Et ce qui m’anime profondément, c’est que chacun ose être l’humain qu’il est, sans s’enfermer dans une case, et apporter sa propre couleur au monde.

juste avant de prendre la route

Mon cheminement personnel a commencé à 30 ans, par un accompagnement en hypnose. Après une expérience de formatrice en insertion professionnelle, j’enchaînais les missions d’intérim, ces matins où je confiais mon bébé à la nounou à 3 h pour aller travailler.

Je me sentais perdue. Et j’ai besoin que ma vie ait du sens. Un jour, en sortant d’une séance, j’ai senti que ma voie était là, aider, à mon tour, les autres à se révéler à eux-mêmes. Peu de temps après, on m’a offert un livre. Enfin, des mots se posaient sur ce que je sentais, depuis l’adolescence, de la place de l’humain dans le monde. À partir de là, tout s’est ouvert. J’ai participé à un premier atelier proposé par l’école qui enseignait cette approche et j’y ai découvert des outils très concrets pour mieux se connaître. J’ai alors choisi de m’y former.

Pendant quinze ans, bien au-delà de mon diplôme en relation d’aide obtenu en 2014, j’ai organisé les ateliers de cette école, ce qui m’a offert le privilège de suivre l’évolution des enseignements tout en assistant la formatrice, prête à soutenir chaque participant qu’une émotion venait traverser.

juste avant de prendre la la route

Une quinzaine d’années après le début de ce chemin, un chaos a bousculé tous mes repères. J’avais besoin de silence. C’est là que j’ai trouvé ma nouvelle boussole, la joie. Ça vibre OUI, j’y vais. Ça vibre NON, j’y vais pas.

J’ai mis ma vie professionnelle entre parenthèses pendant trois ans pour partir vivre sur les routes, avec une tente sur le toit de ma voiture. Je voulais simplement vivre, sans me poser de questions. Cette expérience initiatique m’a appris à avancer sans savoir de quoi serait fait le lendemain, en faisant confiance à ce qui se présentait.

La route a été joyeuse, jusqu’au moment où j’ai commencé à me sentir en errance. C’est à ce moment-là que j’ai découvert le Design Humain, lors d’une séance de coaching. Ça faisait longtemps que rien ne m’avait fait vibrer aussi fort. Je n’ai pas pu résister à ma soif d’apprendre et je m’y suis formée, sans imaginer un instant en faire un outil professionnel.

Être allée au bout de ces trois années sur les routes m’a permis de trouver un équilibre. Et l’élan de revenir sur la scène professionnelle s’est fait sentir.

Me voilà de retour, riche de ce vécu qui teinte aujourd’hui ma façon de guider. Désormais certifiée analyste en Design Humain, j’ai ajouté cet outil à ma palette, et je l’utilise quand il me semble pertinent pour toi.

Je continue aussi de consulter d’autres praticiens, pour mon équilibre personnel et parce que je constate que ça nourrit ma pratique

Moi, en coulisses

J’ai besoin de structure autant que de spontanéité, parfois dans la même journée. Les routines me font du bien et au bout de trois jours, j’ai déjà oublié que je les avais mises en place.

Depuis quelques années, je m’entoure d’instruments de musique, avec lesquels je laisse libre cours à ma créativité sans avoir besoin de solfège. Quand je peux, je rejoins des cercles de chant spontané pour m’amuser et créer du lien. J’aime aussi me ressourcer dans la nature et je m’intéresse à la permaculture, qui m’a inspiré l’idée que le problème est la solution.

En cuisine, je ne fais presque jamais deux fois le même plat. Ce n’est pas un principe, ça ne me vient simplement pas à l’idée. Au moment de manger, je demande à mon ami mon corps de quoi il a envie et j’ouvre mes placards pour composer ce qui lui fera plaisir.

L'art de se choisir, dans le minuscule de tous les jours

On fait des choix à longueur de journée, souvent sans même le savoir. Il y a bien sûr ceux qu’on prend consciemment, parce qu’il y a des enjeux. On se pose et on pèse le pour et le contre.

Et il y a tous ces « oui » et ces « non » minuscules qu’on distribue sans se consulter, sans savoir qui, en nous, fait ce choix. Beaucoup sont automatiques, guidés par des principes construits il y a longtemps et dont on n’a même pas conscience. Souvent, ils ne correspondent plus à la personne qu’on est aujourd’hui et nous desservent plus qu’ils ne nous servent.

Parfois, on dit oui pour ne pas se sentir coupable ou par peur de paraître égoïste. Quand ces choix se font sans qu’on en ait conscience, notre bien-être et nos relations finissent par en pâtir. On manque d’énergie et on ne sait même plus très bien qui on est.

Plus que de faire les bons choix, L’art de se choisir propose d’abord de revenir à ses propres besoins et à ses propres envies, pour sentir qui, en nous, est en train de choisir. On peut alors agir en connaissance de cause, ce qui est pour moi une vraie liberté.

Derrière ces mots, je mets encore bien d’autres choses, que je partage au fil de l’eau dans ma newsletter.

Si tu te reconnais dans ces oui qui t’échappent, tu peux m’appeler quand tu en as l’élan. On prendra un petit quart d’heure, simplement pour en parler. 

Je réponds du lundi au vendredi, de 10h à 18h.